Le Président de la République a réaffirmé la priorité que représente pour lui l’amélioration de l’école. L’amélioration du système éducatif français est un des principaux moyens de préparer notre pays à l’avenir.
L’école connaît des difficultés. Les performances scolaires de la France ne sont pas à la hauteur des efforts financiers consentis. Malgré une dépense qui la situe au troisième rang européen, la France compte trop d’élèves, 15%, qui ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux (lecture, écriture, calcul) et qui sortent sans diplôme du système scolaire (120 000 tous les ans). C’est pourquoi, depuis 1 an, le Président, le Premier Ministre et le Ministre de l’Education ont engagé plusieurs réformes :
- Dès la rentrée 2008, les programmes du primaire seront recentrés sur l’acquisition des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter).
- L’école se réorganise et répond à des besoins nouveaux. L’accompagnement éducatif des « orphelins de 16 heures », qui a débuté dans les établissements prioritaires, sera étendu à la rentrée prochaine dans tous les collèges et les écoles primaires.
- 1 milliard d'euros seront consacrés en 2008 au financement des heures supplémentaires effectuées dans le cadre de l’accompagnement des élèves en difficulté afin de revaloriser le métier d’enseignant.
Le changement au sein du système éducatif suscite des inquiétudes voire des mécontentements qui s’expriment par des mouvements de grève.
Le Président doit être à l’écoute de tous les Français : des grévistes mais aussi de l’ensemble des Français et notamment des parents. Lorsque les deux parents travaillent et que l’accueil à l’école n’est pas assuré, la grève perturbe très fortement la vie quotidienne des familles et notamment des plus modestes ce qui posent des problèmes d’égalité entre ceux qui peuvent faire garder les enfants et ceux qui ne le peuvent pas.
C’est pourquoi le Président souhaite que le gouvernement dépose, avant l’été, un projet de loi qui mettra en place un droit d’accueil des enfants qui sont inscrits dans les écoles.
Ce projet prévoira, qu’en cas de grève, les professeurs grévistes devront se faire connaître 48 heures à l’avance pour que l’accueil des élèves puisse être organisé. Il prévoira également que les communes proposent des solutions d’accueil, dont la charge financière sera assurée par l’Etat.
L’objectif, c’est qu’en cas de grève, les enfants de ce pays soient accueillis et que les parents qui le souhaitent puissent ainsi exercer leur doit légitime au travail.
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